jeudi 31 octobre 2013

L'attaque mise à l'honneur

Le stade Santiago Bernabeu a assisté à une véritable avalanche de buts lors de cette 11ème journée de championnat. Les Madrilènes se sont imposés 7-3 face à Séville avec un triplé de Ronaldo et des doublés de Bale et Benzema. Un plaisir pour les supporters et un calvaire pour les défenses des deux équipes. Doublé également pour Rakitic et un but pour l'ex-Brugeois Carlos Bacca.

Tout s'est produit durant cette rencontre. Des buts, des erreurs d'arbitrage, des doutes, du suspense. Dès le début, on sentait un Real inspiré et déterminé. Les 30 premières minutes étaient tout simplement magiques, la meilleure demi-heure de la saison. En un éclair, les merengues menaient 3-0. Premier but splendide de Bale suite à une superbe action collective. Le Gallois recevait le ballon de Benzema et le plaçait en pleine lucarne d'une frappe enroulée du gauche. À la 27ème minute, Ronaldo offrait le coup franc à Bale qui trompait, avec beaucoup de chance, Beto pour la deuxième fois de la soirée. Cinq minutes plus tard, Cristiano triplait la mise sur un penalty accordé généreusement. La faute légère sur Isco se produisant hors de la surface. La star portugaise célébrait son but en imitant le signe militaire. Dédicace à Blatter. Le Real jouait très bien et les buts tombaient facilement. Le supporters locaux étaient aux anges. C'est alors que Séville marquait deux buts en deux minutes. Entre la 38ème et la 40ème, Rakitic, également sur un penalty inexistant en compensation, et Bacca redonnaient de l'espoir aux visiteurs. En un instant, les hommes d'Ancelotti étaient en proie aux doutes et montraient à nouveau leurs lacunes défensives. 3-2 à la pause.

Au retour des vestiaires, la phase décisive de la rencontre. Diego Lopez détournait du pied un face à face avec Jairo et, sur la relance, Ronaldo traversait tout le terrain, cédait le ballon à Bale, qui offrait une passe décisive à Benzema. Du 3-3 au 4-2 en quelques secondes. Ce but permettait au Real de respirer un peu. À l'heure de jeu, Cristiano tuait tout suspense. Superbe action de Bale sur la droite, centre pour l'attaquant portugais qui fusillait Beto du droit. Trois minutes plus tard, le Croate Rakitic réduisait l'écart à 5-3 d'une magnifique frappe du gauche. Le plus beau but de la soirée. Diego Lopez ne pouvait absolument rien faire. Dix minutes plus tard, Ronaldo redonnait trois buts d'avance avec un peu de chance. Sa frappe juste avant le rectangle était déviée par un défenseur qui trompait pour la sixième fois de la soirée le gardien de Séville. Hat-trick de Crisitano. Rakitic aurait pu faire de même s'il avait converti un nouveau penalty injuste à la 75ème. Mais le Croate envoyait le ballon au-dessus de la cage de Diego Lopez. Enfin, cette folie de buts prenait fin à dix minutes du terme. Benzema reprenait de la tête un centre de Marcelo et donnait au marquoir son allure définitive et inhabituelle. Doublé de l'attaquant français qui s'est montré fort remuant et bien inspiré pendant toute la rencontre.

Grâce à cette victoire, le Real suit de près ses deux concurrents directs, Barcelone et l'Atletico Madrid. Avec un triplé, Cristiano Ronaldo rejoint Diego Costa en tête du classement des meilleurs buteurs et prouve qu'il est dans une forme étincelante. Le trio Ronaldo-Bale-Benzema commence à fonctionner. Autre bonne nouvelle : le retour de Xabi Alonso. Après 5 mois de galère, le médian basque a joué une demi-heure. C'est peut-être le maillon qui manquait à Ancelotti pour donner de l'équilibre à l'équipe.

mardi 29 octobre 2013

Taisez-vous, M. Blatter !

Incompréhensibles et scandaleux. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier les propos de Jospeh Blatter lors d'une interview filmée à la Oxford Union Society. Le président de la FIFA répond à sa manière à l'éternelle question : "Messi ou Ronaldo" ?

"Leo est un chic type. Il est très gentil. Chaque père ou mère aimerait l'avoir à la maison. Il est très rapide et joue très bien, comme un danseur. L'autre (en référence à Ronaldo) ressemble plus à un commandant sur le terrain (en le singeant). L'un des deux dépense plus d'argent que l'autre chez le coiffeur", souligne-t-il d'un air moqueur. Avant de conclure : "Les deux joueurs sont très bons mais je préfère quand même Messi."

Ces commentaires choquent beaucoup de monde et les réactions ne se font pas attendre. Le propre Ronaldo déplore ces propos et estime que "la FIFA a enfin démontré le respect qu'elle a pour moi, pour mon club et mon pays". La star portugaise pense même ne plus assister à aucun évènement de la FIFA. Plusieurs personnes au sein du Real, comme le coach Carlo Ancelotti et le directeur des affaires extérieures Emilio Butragueño, rejoignent la cause de leur joueur en soutenant que "Ronaldo incarne les valeurs du sport." Il y a également des vives réactions de mécontentement au Portugal car Cristiano Ronaldo est une icône dans son pays. 

Pour quelqu'un qui est censé représenter le football international de manière impartiale et juste, ces déclarations sont loin d'être les plus indiquées.

samedi 26 octobre 2013

Une défaite amère dans le Clasico

Les mauvaises décisions de Carlo Ancelotti et de l'arbitre ont permis au Barça de remporter la victoire 2-1 dans le Clasico de la peur. Il faut dire que les deux équipes n'arrivaient pas dans les meilleures conditions pour aborder ce choc au sommet. Le Barça gagne, mais sans convaincre et le Real se cherche encore une identité. Le constat reste le même à la suite de cette rencontre.

Les Madrilènes étaient condamnés avant même de commencer le match. La faute à qui ? Leur entraîneur. Ancelotti révolutionnait complètement le onze de base en alignant Ramos en milieu défensif et Bale en pointe. Un choix très conservateur qui permettait au Barça de jouer 60 minutes sans opposition. Cette offrande du coach italien était matérialisée par Neymar à la 19ème minute. Iniesta glissait le ballon au Brésilien qui trompait Diego Lopez en plaçant le cuir dans le petit filet opposé. L'ancien joueur de Santos a été le meilleur de son équipe. Messi est resté très discret pour sa part. Le Real se montrait peu dangereux et fort démobilisé par la composition d'Ancelotti. Seule véritable occasion de la première mi-temps pour les merengues : un centre de Ronaldo repris par Khedira dans le petit rectangle. Mais Valdes, en collaboration avec la main d'Adriano, se saisissait du ballon. L'arbitre Undiano Mallenco ne jugeait pas utile de siffler penalty. Première polémique. 

En début de seconde période, les évènements restaient les mêmes. Neymar continuait de créer du danger et le Real était inexistant. L'arbitre aurait pu siffler penalty pour une faute de Pepe sur Fabregas mais cela semblait très léger. Ensuite Diego Lopez détournait une belle frappe de Neymar. À l'heure de jeu, la physionomie de la rencontre changea complètement. Les entrées d'Illarra et de Benzema pour Ramos et Bale donnaient plus d'équilibre à l'équipe. Un vent nouveau soufflait sur le Camp Nou. Les Madrilènes dominaient la possession de balle et le Barça reculait. Ronaldo aurait pu égaliser d'une frappe sèche du gauche mais Valdes restait vigilant. Et quelques minutes plus tard, la phase litigieuse du match. Di Maria lançait en profondeur Ronaldo qui allait se présenter en face à face avec le gardien catalan mais Mascherano le poussait grossièrement dans le dos. Un penalty indiscutable que l'arbitre ne sifflait pas. Deuxième polémique. 

Benzema, qui a remplacé un Bale transparent, obtenait la meilleure occasion à la 72ème minute. Un obus de 20 mètres s'écrasait littéralement sur la barre transversale. Un manque de réussite qui poursuit l'attaquant français depuis plusieurs semaines. Le but du Barça tremblait et le stade en faisait de même. Et quand le Real traversait sa meilleure période de la rencontre, Alexis tuait tout suspense à dix minutes de la fin. Le Chilien, bien lancé par Neymar, se retrouvait en duel avec Varane et trompait magnifiquement Diego Lopez d'un subtil lob. 2-0. Un score sévère pour les hommes d'Ancelotti. Dans les arrêts de jeu, le jeune Jesé, entré à un quart d'heure de la fin, réduisait l'écart d'une frappe à l'entrée du rectangle. Résultat : le Barça gagne encore mais ne produit pas un football étincelant. Suffisant face à ce Real, qui peut nourrir des regrets dans ce Clasico. Car si le Barça s'adapte petit à petit au style Martino, Ancelotti cherche toujours le sien. 

mercredi 23 octobre 2013

Ronaldo mate la "Vieille Dame"

En ce début de saison, le Real alterne le chaud et le froid - souvent le très froid même. Mais s'il y a bien un joueur qui reste toujours aussi déterminant, c'est Cristiano Ronaldo. Que le Real joue bien ou mal, la star portugaise répond toujours présente. Ce fut encore le cas face à la Juventus de Turin au Santiago Bernabeu lors de cette troisième journée de la Ligue des Champions. Ronaldo a inscrit un doublé qui a permis à son équipe de s'imposer 2-1. Un résultat qui approche encore plus les Madrilènes de la qualification pour les huitièmes de finale de la compétition.

Le match à peine commencé et Casillas, de retour dans les filets, était déjà mis à contribution sur une belle frappe à distance de Marchisio. Les hommes d'Ancelotti répondaient du tac au tac à la 4ème minute sur une phase de jeu amorcée par Di Maria. L'international argentin dribblait deux défenseurs italiens avant de lancer en profondeur Ronaldo qui se retrouvait face à face avec Buffon. Le Portugais effaçait facilement le gardien avant de placer le ballon au fond. 0-1 et les supporters avaient eu à peine le temps de s'installer. Après le but d'ouverture, les joueurs merengues commettaient l'erreur de reculer et d'attendre l'adversaire dans leurs 30 derniers mètres. Les Turinois se procuraient alors quelques occasions et étaient récompensés à la 22ème minute. Pogba, libre de tout marquage, reprenait un centre de la tête au deuxième poteau. Casillas sortait la balle à même la ligne mais ne pouvait rien faire sur la reprise de Llorente. Le Real reprenait alors du poil de la bête et inscrivait un deuxième but sur penalty. Chiellini commettait une faute aussi inutile que grossière sur Sergio Ramos. Ronaldo se chargeait de convertir l'offrande. 

Quelques minutes après le retour des vestiaires, l'arbitre expulsait Chiellini pour un coup de coude sur Ronaldo. Carte rouge directe, sans doute exagérée. Ce n'était pas la soirée du défenseur turinois. Malgré sa supériorité numérique, le Real n'enfonçait pas le clou. Une attitude dangereuse quand on ne possède qu'un but d'avance et qu'on affronte une équipe aussi expérimentée que la Juventus. Benzema ratait l'immanquable et le public le lui reprochait en le sifflant copieusement. Bale a disputé 25 minutes mais n'a presque pas touché le cuir. Le Gallois est encore loin d'être à son meilleur niveau. Heureusement que le Real dispose dans ses rangs d'un footballeur hors norme en pleine forme, Cristiano Ronaldo. De bonne augure avant de se déplacer samedi soir au Camp Nou.

Pendant cette rencontre, il s'est produit un fait assez cocasse. Le milieu de terrain Arturo Vidal est tombé lamentablement dans le rectangle après avoir heurté la pelouse. Comble de la mauvaise foi, il a réclamé un penalty alors que le Madrilène le plus proche se trouvait à deux mètres de lui ! À en tomber à la renverse.

samedi 19 octobre 2013

Caballero évite la correction

Enfin une victoire convaincante dans la manière. Face à Malaga à domicile, le Real a livré sa meilleure rencontre de la saison. Les hommes d'Ancelotti se sont imposés 2-0 mais auraient pu infliger une véritable gifle à l'équipe andalouse si Willy Caballero, le gardien visiteur, n'était pas aussi inspiré. Di Maria et Ronaldo, les buteurs de la rencontre.

Depuis le début du match, on sentait le Real plus à l'aise, avec de meilleures intentions que lors des rencontres précédentes. En défense, presque rien à faire. Le milieu de terrain, avec Illarra en mode Xabi Alonso et Khedira en infiltreur, se montrait plus incisif et dominait facilement le ballon. Di Maria, encore très remuant, et Carvajal s'entendaient à merveille sur la droite. Enfin en attaque, Ronaldo et Morata multipliaient les tentatives. Bref toutes les lignes étaient mieux coordonnées entre elles. Les transitions de ballon étaient beaucoup plus simples et bien élaborées.

Cela se reflétait au nombre d'occasions. Les joueurs merengues déferlaient sur le but de Malaga comme une véritable tornade. Première action du match et première grosse occasion. Ronaldo décochait une frappe enroulée du droit qui s'écrasait sur la transversale. Ensuite Di Maria sur coup franc, Morata de la tête et Ronaldo à plusieurs reprises auraient pu ouvrir le score mais Willy Caballero en décidait autrement avec des arrêts parfois miraculeux. 0-0 à la mi-temps. Malaga s'en sortait bien.

Les Madrilènes étaient récompensés de leur claire domination à l'entame de la seconde période. Centre rentrant de la droite par Di Maria et le ballon entre directement dans le but sans que Ronaldo ne le touche. Cette fois-ci Caballero se faisait surprendre. Par la suite, les Madrilènes continuaient d'attaquer de faire le siège du but adverse. Marcelo, Ronaldo, Isco, Khedira et Jesé butaient tous sur un Caballero qui offrait sans doute l'une de ses meilleures prestations. C'était un véritable mur infranchissable. En fin de rencontre, l'arbitre sifflait penalty sur une faute inexistante sur Bale, monté à la 75ème minute. Le Gallois tombait tout seul dans le rectangle mais l'arbitre désignait quand même les onze mètres. Penalty converti par Ronaldo, son huitième but de la saison. Le Portugais célébrait le but de manière étonnante, il s'excusait auprès des supporters pour son manque d'efficacité pendant ce match. Les fans ne lui en tiendront sûrement pas rigueur mais ils espèrent qu'il soit plus en réussite face à la Juventus en Ligue des Champions et à Barcelone la semaine prochaine dans le grand Clasico du football espagnol.

mardi 15 octobre 2013

Florentino Perez, 10 ans de mandat

Le Florentinat a fêté ses 10 ans ce lundi 16 octobre 2013. Divisé en deux étapes, le mandat de l'actuel président madrilène ne laisse pas un souvenir impérissable. Que du contraire, les millions déboursés par Perez tout au long de ces années n'obtiennent pas les succès escomptés.

Florentino Perez arrive au Real Madrid le 17 juillet 2000. Il reprend alors une équipe primée comme meilleur club de football du 20ème siècle, mais qui se trouve à ce moment-là dans le doute. La politique du président s'articule autour de plusieurs projets : diminuer les dettes du club en transformant le centre de formation et en agrandissant le stade (10.000 sièges de plus), transférer un galactique par saison (Figo, Zidane, Ronaldo, Beckham, Owen, etc.) et moderniser le centre de formation pour en faire sortir de nouvelles promesses. L'entraîneur chargé de mener l'équipe se nomme Del Bosque. Jusqu'en 2003, le coach espagnol remporte 6 titres (2 Ligas, 1 Ligue des Champions, 1 supercoupe d'Europe, 1 coupe Intercontinentale et 1 supercoupe d'Espagne). Un bilan splendide comparé aux temps qui courent pour le Real. Malgré tous ces trophées, Florentino Perez décide de ne pas renouveler le contrat de Del Bosque. C'est le début de la fin.

Parti en février 2006 suite à l'élimination en Ligue des Champions, Florentino Perez entame son deuxième mandat en 2009 avec la même politique agressive en termes de transferts. Cristiano Ronaldo, Kaka et Benzema débarquent à Madrid en même temps que le président. Les Galactiques sont de retour. Quatre saisons plus tard, le bilan est fort mitigé voire médiocre. Un championnat et une coupe d'Espagne avec Mourinho. Avec la venue de Bale cet été, Florentino Perez a dépensé plus d'un milliard d'euros en transferts au cours de ses deux mandats. Une folie des grandeurs qui n'a pas rapporté beaucoup de titres et qui a augmenté les dettes du club, évaluées à 541 millions désormais. Le président madrilène devrait sans doute changer son fusil d'épaule.

samedi 12 octobre 2013

Bale a une hernie discale

Depuis que Gareth Bale est arrivé dans la capitale espagnole, il n'a pas disposé de beaucoup de temps de jeu. Il est blessé depuis plusieurs semaines à cause d'une contracture à la cuisse gauche. Mais ce samedi, le quotidien espagnol Marca dévoile un autre malaise au sein de la maison blanche. L'international gallois a en réalité une hernie discale. Elle a été détectée par les médecins du club le 2 septembre dernier, jour de sa présentation au Santiago Bernabeu. Comme le transfert était déjà réalisé, Florentino Perez n'en a pas tenu compte.

Mais c'est un véritable problème à présent. Cette blessure ne devrait pas l'empêcher de jouer à court terme - le retour de Bale est prévu pour le Clasico dans deux semaines - mais elle pourrait empirer par la suite et le Gallois devrait alors se faire opérer. Il y a trois saisons, Higuain a eu le même type de blessure et l'Argentin est resté 4 mois écarté des terrains. Comme si le niveau de jeu n'était pas assez préoccupant, Ancelotti et son staff ont encore du souci à se faire.

dimanche 6 octobre 2013

À défaut de football, il reste le caractère

Levante menait 2-1 face au Real Madrid avant d'entamer les arrêts de jeu et pensait donc remporter le match devant son public. Mais c'est sans compter sur la force de caractère présent dans l'ADN des joueurs merengues. Résultat : deux buts en quatre minutes permettaient aux Madrilènes de renverser la situation pour l'emporter 2-3 au Ciutat de Valencia. Une victoire miraculeuse qui se doit uniquement au courage et à un jusqu’au-boutisme exacerbé. Car encore une fois, le Real n'a pas convaincu dans le jeu. Le style Ancelotti n'arrive pas à se mettre en place. Y a-t-il seulement un style ? 

Nouvelle rencontre et nouvelle preuve du manque flagrant de jeu du Real Madrid. Les merengues ne jouent strictement à rien. Les joueurs ne semblent pas assimiler le schéma tactique d'Ancelotti. Mais le coach italien sait-il lui-même ce qu'il veut ? Quand on voit son inactivité et son impuissance sur le banc de touche, on est en droit de se poser la question. Bref, c'est le même constat depuis le début de saison : un Real pathétique et un adversaire qui joue à juste titre son va-tout. Dès le début de la rencontre, les locaux bousculaient le Real et créaient du danger dès qu'ils s'approchaient du rectangle de Diego Lopez, auteur de plusieurs arrêts providentiels. Le Real, quant à lui, se procurait quelques occasions peu franches et isolées. 0-0 à la mi-temps.

À la 57ème minute, Levante ouvrait la marque grâce à Baba, attaquant prêté par Séville. Un contre mené par Xumetra finissait dans les pieds du Sénégalais qui battait sans marquage le gardien madrilène. Ce but avait le don de réveiller quelque peu les hommes d'Ancelotti. Quatre minutes plus tard, Sergio Ramos égalisait en reprenant de volée un corner. Premier but de la saison pour l'international espagnol. Avec les entrées de Marcelo, Morata et Jesé, le Real gagnait en intensité. Il dominait et aurait mérité de mener à la marque. Mais c'est Nabil El Zhar qui donnait l'avance à son équipe à la 86ème minute. Le milieu marocain résistait à la pression de Ramos avant de se retourner et de tromper Diego Lopez pour la deuxième fois de la soirée. 

On pensait alors le Real à terre. Le match s'échappait et la Liga - déjà - aussi. Mais les joueurs de la maison blanche montraient le coeur qui bat en dessous de leur écusson. Morata rétablissait l'égalité à la 90ème minute suite à une belle action individuelle de Jesé. Et à la 94ème, Cristiano Ronaldo, comme un symbole, donnait au score son allure définitive avec une frappe qui heurtait le poteau avant de secouer les filets. Une fin de match de folie. Une occasion pour Ronaldo de montrer son corps digne d'un gladiateur romain. Tel un phénix, le Real n'est jamais mort. Il renaît toujours de ses cendres.

mercredi 2 octobre 2013

Le Real se refait une santé en Europe

Après la déconvenue contre l'Atletico en championnat, le Real voulait redorer son blason en Ligue des Champions. La mission est réussie dans les chiffres mais laisse encore à désirer dans la manière. Les Madrilènes s'imposent à domicile 4-0 avec des doublés de Cristiano Ronaldo et Di Maria. Copenhague a posé des problèmes uniquement en fin de première période. Retour dans le onze de base de Casillas, Varane et Marcelo.

Le début de match du Real n'était pas tonitruant. Les joueurs d'Ancelotti dominaient le ballon sans créer beaucoup de danger, à peine quelques centres dans la surface et des reprises de la tête hors cadre. Le verrou sautait à la 21ème minute par l'inévitable Ronaldo. Le Portugais profitait d'une sortie aérienne loupée de Wiland pour reprendre de la tête un centre de Marcelo, très actif pendant toute la rencontre. Les merengues continuaient de garder le cuir sans pouvoir doubler la mise. Au contraire, ce sont les Danois qui étaient proches d'égaliser juste avant la mi-temps. Une tête de Jorgensen à la sortie d'un corner frappait la transversale, puis Modric écartait le danger à même la ligne. La seule phase délicate à gérer pour les locaux.

En seconde période, les Madrilènes se faisaient de plus en plus pressants et parvenaient enfin à faire le break à la 65ème minute sur la plus belle action de la soirée. Une-deux entre Di Maria et Benzema, avec talonnade incluse du Français, centre de l'Argentin en coup du foulard et reprise de la tête de Superman Ronaldo. Magnifique but collectif et cinquième rose de la star portugaise en deux matches de Ligue des Champions. CR7 commence la compétition européenne sur les chapeaux de roues. Les espoirs de Copenhague étaient réduits à néant. À partir du deuxième but, les merengues enchaînaient les occasions. Le troisième but tombait des pieds de Di Maria, brouillon en première mi-temps et plus concret en seconde. L'international argentin décochait une superbe frappe enroulée de 20 mètres qui se logeait dans le petit filet. Dans les arrêts de jeu, le gaucher inscrivait lui aussi son doublé suite à une perte de balle de la défense danoise. De son côté, Casillas démontrait encore tout son talent en effectuant trois arrêts de grande classe au cours de la dernière minute du match.

Cette plantureuse victoire permet d'effacer quelque peu les mauvaises prestations en championnat mais elle ne dissipe pas pour autant tous les doutes. En attendant, ce sont des succès comme ceux-ci qui permettent d'affronter l'avenir avec plus de sérénité.