Les Madrilènes reviennent de leur déplacement à Turin avec un point et presque qualifiés pour les huitièmes de finale (2-2). Un point suffit au Real pour être premier du groupe. Mais ce match face à la Juventus laisse à nouveau une sensation mitigée. C'est un Real à deux visages. Supersonique en attaque et très fébrile en défense. Ronaldo et Bale ont encore frappé.
Ancelotti alignait une 16ème composition différente en autant de matchs. L'entraîneur italien plaçait Sergio Ramos en latéral droit et Casillas faisait son retour dans les buts. Un 4-3-3 qui se précise et qui se profile comme définitif. La première période était totalement à l'avantage de la Juventus. Les Italiens dominaient le Real dans tous les compartiments et se procuraient de nombreuses occasions. Mais Casillas, même s'il ne joue qu'en Ligue des Champions, montrait qu'il n'a rien perdu. Le capitaine sauvait son équipe à plusieurs reprises, notamment sur une tête de Marchisio et sur une reprise involontaire de Pepe. Juste avant la pause, Varane commettait une faute sur Pogba dans la surface. La faute semblait légère mais l'arbitre sifflait penalty. Vidal le convertissait en pleine lucarne. De leur côté, les merengues ne proposaient quasiment rien. L'équipe était coupée en deux, comme à son habitude. Les attaquants sont exempts de tâche défensive (sur ordre d'Ancelotti) et le milieu de terrain formé par Modric, Alonso et Khedira (qui n'est plus que l'ombre de lui-même) était dépassé. 1-0 à la mi-temps. Score logique.
En seconde période, Mr Hyde laissait place à Dr Jekyll. Le Real remontait sur le terrain avec d'autres intentions. Des lignes placées plus haut et plus de pression sur le porteur du ballon. Rien de révolutionnaire mais un peu plus intensif. Une pression sous laquelle cédait Caceres à la 52ème. Le défenseur uruguayen offrait le ballon à Benzema qui isolait Ronaldo face à Buffon. La star portugaise ne tremblait pas. L'égalisation jetait un froid dans le stade. Un froid qui devenait glacial à l'heure de jeu. Ronaldo contrôlait magnifiquement une passe de Marcelo et écartait sur la droite pour Bale. Le Gallois se jouait d'Asamoah avant de décocher une frappe sèche pour tromper le portier italien. Deux buts inscrits sur des phases de contre. Encore une preuve que le Real préfère le jeu vertical aux attaques posées. La bonne première mi-temps de la Vecchia Signora était réduite à néant par deux éclairs de génie des deux stars merengues. Les locaux réussissaient tout de même à égaliser 5 minutes plus tard. Caceres, qui se rachetait ainsi de son erreur, déposait le ballon sur la tête de Llorente. L'attaquant espagnol prenait le dessus sur Varane et trompait Casillas de belle manière. Deuxième erreur du défenseur français. Assez rare pour le souligner.
Les deux équipes se contentaient de ce résultat. Le Real n'a besoin que d'un point pour se qualifier et la Juventus doit gagner ces deux derniers matchs pour en faire de même. Face aux Italiens, Cristiano Ronaldo a inscrit son huitième but en Ligue des Champions, le 14ème lors de cette année civile. Un record. Le Portugais prouve match après match qu'il mérite le ballon d'or. Autre constat : l'équipe manque encore d'équilibre et de constance. Le Real a proposé une mauvaise première période mais s'est bien rattrapé en deuxième. Cette régularité est difficile à trouver si Ancelotti s'obstine à changer de composition à chaque rencontre. Dernière remarque, arrêtez ce maillot orange. Pourquoi un maillot aussi farfelu ? Je comprends qu'il y a des intérêts financiers mais on ne reconnaît pas le Real avec un tel équipement. Je me demandais parfois si je ne voyais pas jouer les Pays-Bas.
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