samedi 2 novembre 2013

Le Real joue avec le feu

Après 50 minutes de jeu, les Madrilènes menaient 0-3. Le match semblait plié mais deux penaltys en deux minutes redonnaient de l'espoir au Rayo Vallecano. Seul un miracle empêchait les joueurs locaux d'égaliser. Au final, le score restait en état (2-3) et les merengues se procuraient une très grosse frayeur. Encore un doublé de Ronaldo et un but de Benzema.

Avant les deux penaltys locaux, le Real subissait déjà le jeu mais était parvenu à prendre le large grâce à son trio infernal (Cristiano - Bale - Benzema) qui combine de mieux en mieux. Première incursion de Ronaldo à la 3ème minute et premier but. Modric ouvrait sur la gauche pour CR7 qui effaçait facilement le défenseur avant de placer le ballon dans le petit filet. À la demi-heure, Bale se mettait aussi en évidence. Le Gallois recevait le cuir de Xabi Alonso, titulaire cinq mois après, débordait sur la droite et centrait pour Benzema. Le Français plaçait sa tête hors de portée du gardien. Deux éclairs et deux buts. Avant le break, les locaux auraient pu égaliser si Jonathan Viera n'avait pas effleuré une reprise de Iago Falqué. L'attaquant du Rayo était hors-jeu. En fin de première période, Coentrao devait laisser sa place à Marcelo. Le défenseur portugais se tordait la cheville à la suite d'un duel aérien. 

En début de seconde mi-temps, Bale enrhumait son opposant direct avant de céder le ballon à Ronaldo qui trompait Ruben pour la troisième fois de la soirée. À partir de là, le match allait devenir complètement fou. Paco Jemez, le coach local, laissait une défense à trois pour donner plus de poids en attaque. On pensait que son choix relevait du suicide mais c'est l'inverse qui se produisait. Entre la 52ème et la 54ème, deux penaltys commis par Pepe et Marcelo, très irrégulier depuis quelques semaines, relançaient l'intérêt de la rencontre. Le Real perdait le fil du match et laissait de plus en plus d'espaces. On ne comprend toujours pas la manière de défendre du Real. Les joueurs se positionnent en zone mais ne pressent pas les adversaires en possession de balle. En phase défensive, le collectif ne fonctionne toujours pas. Et l'absence de Xabi Alonso, remplacé par Illarra à la pause, n'est sûrement pas étrangère à ce manque de rigueur. Diego Lopez devait encore sortir quelques miracles. Le grand portier madrilène détournait des tirs de Bueno, avec l'aide du poteau, de Lass et d'Embarba. Les supporters du Real n'en croyaient pas leurs yeux. Leur équipe était sur du velours et maintenant elle est menacée par la furie locale. Seul Ronaldo, comme toujours, obtenait une occasion en fin de match mais Ruben stoppait sa double tentative. 

Les joueurs du Real poussaient un "ouf" de soulagement avec le coup de sifflet final. Les Madrilènes ne peuvent pas continuer à souffrir de la sorte. C'est la deuxième rencontre d'affilée qu'ils prennent trois buts d'avance et qu'ils se font presque rejoindre au marquoir. Les hommes d'Ancelotti, et surtout l'entraîneur italien lui-même, jouent avec le feu. Mais pour l'instant, ils ne se brûlent pas encore.

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