dimanche 6 octobre 2013

À défaut de football, il reste le caractère

Levante menait 2-1 face au Real Madrid avant d'entamer les arrêts de jeu et pensait donc remporter le match devant son public. Mais c'est sans compter sur la force de caractère présent dans l'ADN des joueurs merengues. Résultat : deux buts en quatre minutes permettaient aux Madrilènes de renverser la situation pour l'emporter 2-3 au Ciutat de Valencia. Une victoire miraculeuse qui se doit uniquement au courage et à un jusqu’au-boutisme exacerbé. Car encore une fois, le Real n'a pas convaincu dans le jeu. Le style Ancelotti n'arrive pas à se mettre en place. Y a-t-il seulement un style ? 

Nouvelle rencontre et nouvelle preuve du manque flagrant de jeu du Real Madrid. Les merengues ne jouent strictement à rien. Les joueurs ne semblent pas assimiler le schéma tactique d'Ancelotti. Mais le coach italien sait-il lui-même ce qu'il veut ? Quand on voit son inactivité et son impuissance sur le banc de touche, on est en droit de se poser la question. Bref, c'est le même constat depuis le début de saison : un Real pathétique et un adversaire qui joue à juste titre son va-tout. Dès le début de la rencontre, les locaux bousculaient le Real et créaient du danger dès qu'ils s'approchaient du rectangle de Diego Lopez, auteur de plusieurs arrêts providentiels. Le Real, quant à lui, se procurait quelques occasions peu franches et isolées. 0-0 à la mi-temps.

À la 57ème minute, Levante ouvrait la marque grâce à Baba, attaquant prêté par Séville. Un contre mené par Xumetra finissait dans les pieds du Sénégalais qui battait sans marquage le gardien madrilène. Ce but avait le don de réveiller quelque peu les hommes d'Ancelotti. Quatre minutes plus tard, Sergio Ramos égalisait en reprenant de volée un corner. Premier but de la saison pour l'international espagnol. Avec les entrées de Marcelo, Morata et Jesé, le Real gagnait en intensité. Il dominait et aurait mérité de mener à la marque. Mais c'est Nabil El Zhar qui donnait l'avance à son équipe à la 86ème minute. Le milieu marocain résistait à la pression de Ramos avant de se retourner et de tromper Diego Lopez pour la deuxième fois de la soirée. 

On pensait alors le Real à terre. Le match s'échappait et la Liga - déjà - aussi. Mais les joueurs de la maison blanche montraient le coeur qui bat en dessous de leur écusson. Morata rétablissait l'égalité à la 90ème minute suite à une belle action individuelle de Jesé. Et à la 94ème, Cristiano Ronaldo, comme un symbole, donnait au score son allure définitive avec une frappe qui heurtait le poteau avant de secouer les filets. Une fin de match de folie. Une occasion pour Ronaldo de montrer son corps digne d'un gladiateur romain. Tel un phénix, le Real n'est jamais mort. Il renaît toujours de ses cendres.

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