mardi 10 décembre 2013

Nouvelle victoire à Copenhague

Après leur fausse note en Copa del Rey, les Madrilènes ont redressé la barre en Ligue des Champions. Les hommes d'Ancelotti ont dominé Copenhague sans trop forcer au stade Parken (0-2). Sur un terrain ressemblant à une patinoire, les joueurs du Real ont développé un jeu sobre et sérieux. Modric et Ronaldo ont inscrit les buts de la rencontre. Avec cette victoire, les merengues terminent la phase de poules en première place avec 16 points sur 18. Un bilan quasiment parfait. 

Cette nouvelle victoire européenne montre la bonne forme de l'équipe madrilène. En début de saison, une équipe comme Copenhague pouvait poser de sérieux problèmes mais à présent, le Real est une équipe consistante et solide. Toutes les stars répondaient présentes. Xabi Alonso en chef d'orchestre qui donne de l'équilibre à l'équipe et de la verticalité avec ses passes, Modric qui apporte de la créativité, Benzema qui propose des solutions et évidemment Ronaldo qui est dans la forme de sa vie. Isco et Bale étaient quant à eux plus discrets. Le Gallois ne prend pas encore beaucoup de risques dans son jeu. Il se contente de participer de temps en temps aux actions sans être décisif et déséquilibrant. 

Comme à Old Trafford la saison dernière, Modric est venu au secours de son équipe avec une superbe frappe enroulée du droit qui se logeait en pleine lucarne. Rien à faire pour Wiland. L'international croate s'est abonné aux buts splendides en Ligue des Champions. Le Real ne développait pas un jeu fantastique mais il se procurait des occasions dès qu'il accélérait. Les locaux ont seulement existé dans le premier quart d'heure. En début de seconde période, Ronaldo doublait la mise. La star portugaise reprenait dans le rectangle une remise de la tête de Pepe. Neuvième but de Cristiano Ronaldo en cinq rencontres dans les poules. Du jamais vu à ce stade de la compétition. En plus, il inscrivait le 800ème but du Real Madrid en Europe. Un véritable homme record. Un record qu'il aurait pu améliorer s'il avait transformé un penalty - mal botté - et un tir qui s'écrasait sur le poteau. Peut-être que ces buts sont réservés pour la suite des échéances européennes. Tirage au sort des huitièmes de finale le lundi 16 décembre à 12h.

dimanche 8 décembre 2013

Vraiment nul

Pour sa première sortie en Copa del Rey, le Real Madrid a concédé le nul sur le terrain synthétique du modeste Olimpic Xativa, club qui milite en 3ème division. Le résultat vierge 0-0 reflète la physionomie de la rencontre qui a été d'un niveau lamentable, surtout de la part des merengues. La qualification se résoudra au match retour au Santiago Bernabeu.

Pour affronter Xativa, Ancelotti remaniait totalement son équipe. Des titulaires indiscutbales, seul Ramos était aligné. Le coach italien voulait également donner la chance à des joueurs moins habituels. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne l'ont pas saisi. On sentait un manque d'automatismes et surtout un manque d'envie flagrant. Les Madrilènes étaient amorphes, immobiles. Il n' y avait pas de mouvement, pas de créativité, aucune cohésion de groupe et un mauvais état d'esprit. Illustration avec Di Maria. L' international argentin n'a pas effectué une seule bonne passe, un seul dribble de toute la rencontre. Et le plus grave, ses gestes de mécontentement quand Ancelotti le remplaçait par Benzema à l'heure de jeu. Une situation qui ressemble étrangement à celle d'Ozil avant son départ. 

Morata, Jesé, Casemiro ne montraient pas grand chose non plus. Ils étaient brouillons et inoffensifs. Ces jeunes joueurs devront se ressaisir s'ils veulent revendiquer une place de titulaire. Isco est le seul merengue qui tentait de tirer son épingle du jeu. Avec ses dribbles et sa fantaisie, le milieu andalou prouve qu'il est un joueur différent. Sans surprise, les quelques occasions madrilènes naissaient de ses pieds. Un face à face manqué avec le gardien local, une belle frappe détournée et un assist génial pour Morata, qui ne profitait pas de l'aubaine. Ancelotti remplaçait Isco par Modric à la 75ème minute et la petite flamme merengue s'éteignait alors complètement. Le score vierge est dû en grande partie par l'inertie des Madrilènes mais aussi par le mérite de l'Olimpic Xativa qui s'est défendu bec et ongle. La qualification attendra.

mardi 3 décembre 2013

Cristiano, MVP de la saison passée

La Liga a décerné ses prix pour la saison 2012/2013. Lors de ce gala, plusieurs joueurs du Real Madrid ont reçu des récompenses. Le prix du meilleur défenseur est revenu à Sergio Ramos. Asier Illarramendi a récolté le joueur révélation et le meilleur milieu défensif pour sa grosse saison avec la Real Sociedad. Iker Casillas a quant à lui reçu le prix du fair play.

Le trophée le plus attendu était naturellement celui du meilleur joueur de la Liga. Prix qui est revenu à l'Argentin Leo Messi, et qui a également reçu la récompense du meilleur attaquant. On pensait alors que Cristiano Ronaldo rentrerait bredouille de ce gala. Mais au dernier moment et pour la première fois, les dirigeants de la Liga ont créé un nouveau trophée : le MVP du championnat. Une récompense qui semble être la plus importante puisqu'elle est attribuée au joueur ayant obtenu les meilleures statistiques (buts, passes décisives, tentatives au but, minutes jouées, etc.) de la saison passée contrairement aux autres prix qui sont octroyés sur base de votes de la part des joueurs et des entraîneurs. Et le MVP de la saison 2012/2013 est Cristiano Ronaldo. Les deux stars de la Liga ont donc reçu un prix prestigieux à quelques semaines du Ballon d'Or. Comme si la Liga ne voulait pas les départager et contenter tant Messi que Ronaldo.

Les autres récompenses : Courtois, meilleur gardien. Iniesta, meilleur milieu offensif. Simeone, meilleur entraîneur. Athletic Bilbao, l'équipe la plus fair play.

dimanche 1 décembre 2013

Bale fait son Ronaldo

En l'absence de Cristiano Ronaldo, Gareth Bale a assumé ses gallons de star face à Valladolid. Le Gallois a inscrit un hat-trick parfait (de la tête, du pied droit et du pied gauche) et a délivré une passe décisive à Benzema. Le Real propose désormais un jeu léché porté sur l'offensive. Les visiteurs n'ont rien pu faire face à l'armada impressionnante des merengues (4-0).

Depuis son balcon privé tout là-haut, Ronaldo a pu admirer le jeu développé par ses coéquipiers. Tous les supporters d'ailleurs pouvaient se montrer enthousiastes. Ancelotti a laissé au placard son conservatisme (n'oublions pas que c'est un entraîneur italien) et a enfin décidé d'aligner des joueurs créatifs ensemble. Le coach a semble-t-il trouvé son système en 4-2-3-1 avec un milieu de terrain qui aime garder le ballon et qui combine admirablement avec les attaquants. Xabi Alonso, Modric et Isco forment un trio détonant. Ne négligeons pas non plus l'apport des latéraux, Marcelo et Carvajal, beaucoup plus productifs en terrain adverse. Les deux joueurs arpentent sans relâche tout leur flanc. Avec un tel effectif, Valladolid ne pouvait que constater les dégâts. Bale ouvrait le score à la demi-heure. Le gardien détournait un centre tir de Di Maria et l'international gallois n'avait plus qu'à placer sa tête dans le but. Trois minutes plus tard, Benzema fusillait Mariño de la tête en reprenant un centre superbe de Bale. 2-0. Match plié.

En seconde période, les hommes d'Ancelotti baissaient l'intensité. Mais quand les Madrilènes décidaient d'accélérer, les occasions s'enchaînent et les buts aussi. Bale en inscrivait deux nouveaux sur des phases quasiment identiques. Centre à ras de sol de Marcelo et Bale reprenait sans opposition au petit rectangle. Triplé du Gallois et remerciements à Marcelo. Le score aurait pu être plus lourd si Jesé et Morata avaient été plus réalistes devant le but. Au final, match rondement mené par le Real qui continue sa pente ascendante.

jeudi 28 novembre 2013

Arbeloa sort le grand jeu

Le centre des attentions au Real Madrid se porte toujours sur les Ronaldo, Bale et Benzema mais face à Galatasaray, le protagoniste de la rencontre est un homme de l'ombre, rarement mis à l'honneur : Alvaro Arbeloa. L'international espagnol a inscrit un but (presque un doublé même), a donné une passe décisive et a fait des montées incessantes tant sur la droite que sur la gauche. Une prestation 4 étoiles qui a éclipsé les stars habituelles de l'équipe. Bale, Isco et Di Maria ont également planté leur rose pour une victoire plantureuse (4-1) contre un Gala très inconstant et fébrile.

Ancelotti alignait une équipe renouvelée. Casemiro accompagnait Illarra et Isco au milieu du jeu, Di Maria remplaçait Cristiano Ronaldo, et le jeune Jesé se retrouvait à la pointe de l'attaque. Le manque d'automatismes se faisait ressentir en début de match. Le jeu proposé par les merengues manquait d'idées et de fluidité. Et le match se corsait à la 25ème minute. Sergio Ramos recevait un carton rouge direct pour une faute stupide sur Umut Bulut. Le défenseur espagnol pêchait à nouveau de suffisance. Un défaut qui contraste avec son énorme potentiel. Mais le Real a de nombreuses ressources. Encore plus depuis que Gareth Bale est arrivé cet été. Le Gallois marquait un superbe but sur coup franc made in Ronaldo. Une frappe bombée des 25 mètres qui désorientait complètement Iscan. Mais une minute plus tard, les Turcs rétablissaient déjà l'égalité. Drogba délivrait une magnifique passe dans le dos de la défense pour Bulut qui trompait facilement Casillas. 

En seconde période, la physionomie changeait radicalement. Les hommes d'Ancelotti étaient largement supérieurs à ceux de Mancini. Les Turcs, en supériorité numérique, étaient incapables de contenir les assauts merengues. Un joueur surclassait les autres : Arbeloa. Il s'érigeait en véritable héros de la soirée. Le latéral espagnol marquait le deuxième but des siens, offrait le troisième à Di Maria et ne cessait d'attaquer et de défendre. On ne l'a jamais autant vu dans la partie de terrain adverse. Assurément le match de sa vie. Isco alourdissait le score à dix minutes du terme avec un but de classe mondiale. Le petit génie andalou plantait sur place le défenseur et le gardien turcs grâce à un double crochet. Un régal pour les yeux. 

Encore une fois, le Real prouve que son effectif est impressionnant. Cette équipe présente de nombreuses alternatives en termes de joueurs et de systèmes de jeu. Une véritable richesse pour l'entraîneur. Cette rencontre devait servir à encourager Ronaldo pour le ballon d'Or. Les supporters madrilènes arboraient des masques et une énorme affiche à l'effigie de la star portugaise. Une star dont l'absence ne s'est pas faite ressentir sur le terrain. Un signe qui montre l'amélioration du Real.

lundi 25 novembre 2013

Légère blessure de Cristiano Ronaldo

La star du Real Madrid s'est blessée face à Almeria ce samedi. Cristiano Ronaldo a passé quelques examens ce matin à la clinique Sanitas la Moraleja et le diagnostic est tombé : le Portugais souffre d'une légère blessure à l'arrière de la cuisse gauche. Il s'agit d'une surcharge sans gravité due à l'accumulation effrénée des rencontres. Le club ne veut pas précipiter son retour aux terrains. Ronaldo ne jouera donc pas en principe ce mercredi face à Galatasaray en Ligue des Champions et il se peut qu'il rate aussi la rencontre face à Valladolid samedi prochain pour le compte de la 15ème journée de championnat. Autant ne prendre aucun risque inconsidéré. Les échéances importantes sont encore à venir.

dimanche 24 novembre 2013

Nouveau système, même résultat

Ce Real commence à faire peur. Très peur. Match après match, les Madrilènes démontrent plus de stabilité entre les lignes. Ils défendent mieux, combinent mieux et gardent leur attaque dévastatrice. Face à Almeria au stade des Juegos Mediterraneos, cinq nouveaux buts et aucun encaissé (0-5). Et tout cela, sans un Cristiano qui quittait le jeu à la 50ème minute par précaution suite à un coup à la cuisse.

Après les rencontres de qualification pour le mondial 2014 et la grave blessure de Sami Khedira, Ancelotti se devait de changer la composition de son équipe. Ce samedi, le 4-3-3 se mutait en 4-2-3-1 avec Alonso et Illarra en pare-choc défensif et Isco en distributeur pour remplacer Modric. Le coach italien alignait même sept joueurs espagnols. Ce nouveau système donnait aux merengues plus d'équilibre au milieu de terrain et en même temps, il réunissait des joueurs créatifs qui aiment garder le ballon au sol. Les trente premières minutes étaient tout simplement les meilleures de la saison du côté madrilène. Les merengues étaient constamment dans la partie de terrain adverse. Ils se créaient de nombreuses occasions et pressaient haut dès qu'ils perdaient le ballon. Un modèle de football total. Almeria n'est certes pas le rival le plus coriace mais le Real a vécu des matchs très compliqués cette saison face à des équipes en théorie inférieures (Elche, Levante, Rayo Vallecano). C'est donc important de le souligner.

Ronaldo ouvrait le score dès la 3ème minute. Le buteur portugais reprenait un centre de Isco de la droite pour battre Esteban. Les visiteurs auraient pu alourdir la marque en première période mais ils manquaient de réussite. Le gardien andalou était également fort inspiré. Au fur et à mesure, le Real diminuait la pression et l'intensité. Les joueurs d'Almeria commençaient alors à prendre confiance et à s'approcher dangereusement du rectangle de Diego Lopez. Mais sans succès. Au moment où les locaux se montraient plus insistants et que Ronaldo descendait du terrain, Benzema inscrivait le deuxième but d'une belle frappe enroulée du gauche. La rencontre était terminée. Les joueurs d'Almeria cessaient d'y croire et les Madrilènes enfonçaient le clou. Bale, Isco - auteur d'un bon match - et Morata donnaient au marquoir son allure définitive. Une nouvelle "manita", après celle infligée à la Real Sociedad, qui permet aux hommes d'Ancelotti de garder l'Atletico de Madrid et Barcelone en point de mire au classement.

Plusieurs faits marquants à retenir dans ce match : la blessure de Cristiano Ronaldo, la rentrée remarquée de Jesé et le retour de Casemiro. À première vue, CR7 a préféré sortir pour ne pas prendre de risque. Il ne s'agirait que d'un coup à la cuisse gauche. Jesé, son remplaçant, a effectué une belle montée au jeu. Il a offert deux passes décisives et a mis le feu dans lé défense andalouse. Un futur crack. Quant à Casemiro, il rejoue enfin après avoir effectué une superbe pré-saison. En 15 minutes, le médian brésilien montrait toute l'étendue de son talent : récupérations, passes courtes, passes longues, un assist et un tir sur le poteau. Une alternative certaine dans le milieu du jeu.

samedi 16 novembre 2013

Khedira, six mois d'indisponibilité

Très mauvaise nouvelle pour les supporters madrilènes. Sami Khedira s'est gravement blessé aux ligaments croisés de son genou droit lors de la rencontre amicale face à l'Italie. Le joueur sera opéré ce samedi à la clinique d'Augsbourg par le docteur Ulrich Boenisch sous la vigilance des médecins du Real Madrid, Jesus Olmo et Francisco Morate.

Pour Ancelotti, c'est l'une de ses pièces maîtresses qui se retrouve au tapis. Le coach italien devra s'adapter soit en remplaçant Khedira par Isco, Casemiro ou Illarra soit en changeant de système. Car le milieu allemand ne disputera sans doute plus aucun match avec le Real Madrid cette saison. Prochain objectif pour lui : arriver à temps pour la coupe du monde au Brésil. Souhaitons lui un prompt rétablissement.

samedi 9 novembre 2013

Le Commandant frappe encore

Les deux Real s'affrontaient ce samedi au stade Santiago Bernabeu. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas eu photo entre les deux équipes. Les Madrilènes ont corrigé les Basques de la Real Sociedad 5-1. Les hommes de Carlo Ancelotti se sentent de mieux en mieux sur le terrain et cela se reflète dans le jeu et fatalement dans les résultats. La présence de Xabi Alonso et la super forme de Cristiano Ronaldo ne sont pas étrangers à l'amélioration générale du Real Madrid.

L'entraîneur italien semble avoir trouvé son milieu de terrain : Xabi Alonso, Khedira et Modric. Le retour de l'international espagnol donne de l'équilibre au jeu merengue et libère le tank allemand qui joue un rôle de box to box à l'anglaise. Devant eux, Modric fait office de chef d'orchestre. Solide défensivement et créatif en phase offensive, le milieu croate affiche un bon état de forme. Isco et Di Maria, pourtant auteurs d'un bon début de saison, sont les joueurs sacrifiés. Ce trio du milieu a fortement contribué à la raclée infligée à la Real Sociedad. Après 36 minutes de jeu, les Madrilènes menaient déjà 4-0. Un doublé de Cristiano Ronaldo, une nouvelle rose de Benzema et le premier but de Sami Khedira donnaient l'avance largement à l'équipe de la capitale. Ronaldo et Benzema matérialisaient les deux premiers buts. Assist du Français pour le Portugais sur le premier et vice-versa sur le deuxième. Ronaldo inscrivait également le troisième sur penalty. Mais à la base de l'action, Benzema récupérait le ballon en commettant une faute. De son côté, Bale était plus discret et n'avait pas la réussite des matchs précédents. Néanmoins, il offrait le quatrième but à Khedira qui fusillait le gardien basque à l'entrée de la surface. Aucun danger à signaler pour Diego Lopez.

En seconde période, les merengues baissaient l'intensité et les visiteurs se procuraient alors quelques occasions. Ils étaient récompensés à l'heure de jeu. Long ballon en profondeur de Carlos Vela, Pepe ratait son intervention, et Griezmann en profitait pour battre Diego Lopez d'une balle piquée. L'attaquant français, incontestablement l'homme décisif de la Real Sociedad, marquait son huitième but lors des sept dernières rencontres. Un quart d'heure avant la fin, Ronaldo alourdissait la marque sur un splendide coup franc. Avec 16 buts en championnat, la star portugaise prend la tête au classement des buteurs avec 3 longueurs d'avance sur Diego Costa et déjà 8 sur Messi. Plus que jamais, Cristiano Ronaldo atteint sans doute le meilleur moment de sa carrière. Il est plus que jamais en course pour le ballon d'or cette année. Mais Ronaldo ne semble pas obsédé par le prestigieux pris. Dès qu'on lui pose une question sur le ballon d'or, Cristiano répond : "Je parle sur le terrain." Il ne fallait pas le provoquer M. Blatter.

mercredi 6 novembre 2013

Un bon point à Turin

Les Madrilènes reviennent de leur déplacement à Turin avec un point et presque qualifiés pour les huitièmes de finale (2-2). Un point suffit au Real pour être premier du groupe. Mais ce match face à la Juventus laisse à nouveau une sensation mitigée. C'est un Real à deux visages. Supersonique en attaque et très fébrile en défense. Ronaldo et Bale ont encore frappé.

Ancelotti alignait une 16ème composition différente en autant de matchs. L'entraîneur italien plaçait Sergio Ramos en latéral droit et Casillas faisait son retour dans les buts. Un 4-3-3 qui se précise et qui se profile comme définitif. La première période était totalement à l'avantage de la Juventus. Les Italiens dominaient le Real dans tous les compartiments et se procuraient de nombreuses occasions. Mais Casillas, même s'il ne joue qu'en Ligue des Champions, montrait qu'il n'a rien perdu. Le capitaine sauvait son équipe à plusieurs reprises, notamment sur une tête de Marchisio et sur une reprise involontaire de Pepe. Juste avant la pause, Varane commettait une faute sur Pogba dans la surface. La faute semblait légère mais l'arbitre sifflait penalty. Vidal le convertissait en pleine lucarne. De leur côté, les merengues ne proposaient quasiment rien. L'équipe était coupée en deux, comme à son habitude. Les attaquants sont exempts de tâche défensive (sur ordre d'Ancelotti) et le milieu de terrain formé par Modric, Alonso et Khedira (qui n'est plus que l'ombre de lui-même) était dépassé. 1-0 à la mi-temps. Score logique. 

En seconde période, Mr Hyde laissait place à Dr Jekyll. Le Real remontait sur le terrain avec d'autres intentions. Des lignes placées plus haut et plus de pression sur le porteur du ballon. Rien de révolutionnaire mais un peu plus intensif. Une pression sous laquelle cédait Caceres à la 52ème. Le défenseur uruguayen offrait le ballon à Benzema qui isolait Ronaldo face à Buffon. La star portugaise ne tremblait pas. L'égalisation jetait un froid dans le stade. Un froid qui devenait glacial à l'heure de jeu. Ronaldo contrôlait magnifiquement une passe de Marcelo et écartait sur la droite pour Bale. Le Gallois se jouait d'Asamoah avant de décocher une frappe sèche pour tromper le portier italien. Deux buts inscrits sur des phases de contre. Encore une preuve que le Real préfère le jeu vertical aux attaques posées. La bonne première mi-temps de la Vecchia Signora était réduite à néant par deux éclairs de génie des deux stars merengues. Les locaux réussissaient tout de même à égaliser 5 minutes plus tard. Caceres, qui se rachetait ainsi de son erreur, déposait le ballon sur la tête de Llorente. L'attaquant espagnol prenait le dessus sur Varane et trompait Casillas de belle manière. Deuxième erreur du défenseur français. Assez rare pour le souligner.

Les deux équipes se contentaient de ce résultat. Le Real n'a besoin que d'un point pour se qualifier et la Juventus doit gagner ces deux derniers matchs pour en faire de même. Face aux Italiens, Cristiano Ronaldo a inscrit son huitième but en Ligue des Champions, le 14ème lors de cette année civile. Un record. Le Portugais prouve match après match qu'il mérite le ballon d'or. Autre constat : l'équipe manque encore d'équilibre et de constance. Le Real a proposé une mauvaise première période mais s'est bien rattrapé en deuxième. Cette régularité est difficile à trouver si Ancelotti s'obstine à changer de composition à chaque rencontre. Dernière remarque, arrêtez ce maillot orange. Pourquoi un maillot aussi farfelu ? Je comprends qu'il y a des intérêts financiers mais on ne reconnaît pas le Real avec un tel équipement. Je me demandais parfois si je ne voyais pas jouer les Pays-Bas. 

samedi 2 novembre 2013

Le Real joue avec le feu

Après 50 minutes de jeu, les Madrilènes menaient 0-3. Le match semblait plié mais deux penaltys en deux minutes redonnaient de l'espoir au Rayo Vallecano. Seul un miracle empêchait les joueurs locaux d'égaliser. Au final, le score restait en état (2-3) et les merengues se procuraient une très grosse frayeur. Encore un doublé de Ronaldo et un but de Benzema.

Avant les deux penaltys locaux, le Real subissait déjà le jeu mais était parvenu à prendre le large grâce à son trio infernal (Cristiano - Bale - Benzema) qui combine de mieux en mieux. Première incursion de Ronaldo à la 3ème minute et premier but. Modric ouvrait sur la gauche pour CR7 qui effaçait facilement le défenseur avant de placer le ballon dans le petit filet. À la demi-heure, Bale se mettait aussi en évidence. Le Gallois recevait le cuir de Xabi Alonso, titulaire cinq mois après, débordait sur la droite et centrait pour Benzema. Le Français plaçait sa tête hors de portée du gardien. Deux éclairs et deux buts. Avant le break, les locaux auraient pu égaliser si Jonathan Viera n'avait pas effleuré une reprise de Iago Falqué. L'attaquant du Rayo était hors-jeu. En fin de première période, Coentrao devait laisser sa place à Marcelo. Le défenseur portugais se tordait la cheville à la suite d'un duel aérien. 

En début de seconde mi-temps, Bale enrhumait son opposant direct avant de céder le ballon à Ronaldo qui trompait Ruben pour la troisième fois de la soirée. À partir de là, le match allait devenir complètement fou. Paco Jemez, le coach local, laissait une défense à trois pour donner plus de poids en attaque. On pensait que son choix relevait du suicide mais c'est l'inverse qui se produisait. Entre la 52ème et la 54ème, deux penaltys commis par Pepe et Marcelo, très irrégulier depuis quelques semaines, relançaient l'intérêt de la rencontre. Le Real perdait le fil du match et laissait de plus en plus d'espaces. On ne comprend toujours pas la manière de défendre du Real. Les joueurs se positionnent en zone mais ne pressent pas les adversaires en possession de balle. En phase défensive, le collectif ne fonctionne toujours pas. Et l'absence de Xabi Alonso, remplacé par Illarra à la pause, n'est sûrement pas étrangère à ce manque de rigueur. Diego Lopez devait encore sortir quelques miracles. Le grand portier madrilène détournait des tirs de Bueno, avec l'aide du poteau, de Lass et d'Embarba. Les supporters du Real n'en croyaient pas leurs yeux. Leur équipe était sur du velours et maintenant elle est menacée par la furie locale. Seul Ronaldo, comme toujours, obtenait une occasion en fin de match mais Ruben stoppait sa double tentative. 

Les joueurs du Real poussaient un "ouf" de soulagement avec le coup de sifflet final. Les Madrilènes ne peuvent pas continuer à souffrir de la sorte. C'est la deuxième rencontre d'affilée qu'ils prennent trois buts d'avance et qu'ils se font presque rejoindre au marquoir. Les hommes d'Ancelotti, et surtout l'entraîneur italien lui-même, jouent avec le feu. Mais pour l'instant, ils ne se brûlent pas encore.

jeudi 31 octobre 2013

L'attaque mise à l'honneur

Le stade Santiago Bernabeu a assisté à une véritable avalanche de buts lors de cette 11ème journée de championnat. Les Madrilènes se sont imposés 7-3 face à Séville avec un triplé de Ronaldo et des doublés de Bale et Benzema. Un plaisir pour les supporters et un calvaire pour les défenses des deux équipes. Doublé également pour Rakitic et un but pour l'ex-Brugeois Carlos Bacca.

Tout s'est produit durant cette rencontre. Des buts, des erreurs d'arbitrage, des doutes, du suspense. Dès le début, on sentait un Real inspiré et déterminé. Les 30 premières minutes étaient tout simplement magiques, la meilleure demi-heure de la saison. En un éclair, les merengues menaient 3-0. Premier but splendide de Bale suite à une superbe action collective. Le Gallois recevait le ballon de Benzema et le plaçait en pleine lucarne d'une frappe enroulée du gauche. À la 27ème minute, Ronaldo offrait le coup franc à Bale qui trompait, avec beaucoup de chance, Beto pour la deuxième fois de la soirée. Cinq minutes plus tard, Cristiano triplait la mise sur un penalty accordé généreusement. La faute légère sur Isco se produisant hors de la surface. La star portugaise célébrait son but en imitant le signe militaire. Dédicace à Blatter. Le Real jouait très bien et les buts tombaient facilement. Le supporters locaux étaient aux anges. C'est alors que Séville marquait deux buts en deux minutes. Entre la 38ème et la 40ème, Rakitic, également sur un penalty inexistant en compensation, et Bacca redonnaient de l'espoir aux visiteurs. En un instant, les hommes d'Ancelotti étaient en proie aux doutes et montraient à nouveau leurs lacunes défensives. 3-2 à la pause.

Au retour des vestiaires, la phase décisive de la rencontre. Diego Lopez détournait du pied un face à face avec Jairo et, sur la relance, Ronaldo traversait tout le terrain, cédait le ballon à Bale, qui offrait une passe décisive à Benzema. Du 3-3 au 4-2 en quelques secondes. Ce but permettait au Real de respirer un peu. À l'heure de jeu, Cristiano tuait tout suspense. Superbe action de Bale sur la droite, centre pour l'attaquant portugais qui fusillait Beto du droit. Trois minutes plus tard, le Croate Rakitic réduisait l'écart à 5-3 d'une magnifique frappe du gauche. Le plus beau but de la soirée. Diego Lopez ne pouvait absolument rien faire. Dix minutes plus tard, Ronaldo redonnait trois buts d'avance avec un peu de chance. Sa frappe juste avant le rectangle était déviée par un défenseur qui trompait pour la sixième fois de la soirée le gardien de Séville. Hat-trick de Crisitano. Rakitic aurait pu faire de même s'il avait converti un nouveau penalty injuste à la 75ème. Mais le Croate envoyait le ballon au-dessus de la cage de Diego Lopez. Enfin, cette folie de buts prenait fin à dix minutes du terme. Benzema reprenait de la tête un centre de Marcelo et donnait au marquoir son allure définitive et inhabituelle. Doublé de l'attaquant français qui s'est montré fort remuant et bien inspiré pendant toute la rencontre.

Grâce à cette victoire, le Real suit de près ses deux concurrents directs, Barcelone et l'Atletico Madrid. Avec un triplé, Cristiano Ronaldo rejoint Diego Costa en tête du classement des meilleurs buteurs et prouve qu'il est dans une forme étincelante. Le trio Ronaldo-Bale-Benzema commence à fonctionner. Autre bonne nouvelle : le retour de Xabi Alonso. Après 5 mois de galère, le médian basque a joué une demi-heure. C'est peut-être le maillon qui manquait à Ancelotti pour donner de l'équilibre à l'équipe.

mardi 29 octobre 2013

Taisez-vous, M. Blatter !

Incompréhensibles et scandaleux. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier les propos de Jospeh Blatter lors d'une interview filmée à la Oxford Union Society. Le président de la FIFA répond à sa manière à l'éternelle question : "Messi ou Ronaldo" ?

"Leo est un chic type. Il est très gentil. Chaque père ou mère aimerait l'avoir à la maison. Il est très rapide et joue très bien, comme un danseur. L'autre (en référence à Ronaldo) ressemble plus à un commandant sur le terrain (en le singeant). L'un des deux dépense plus d'argent que l'autre chez le coiffeur", souligne-t-il d'un air moqueur. Avant de conclure : "Les deux joueurs sont très bons mais je préfère quand même Messi."

Ces commentaires choquent beaucoup de monde et les réactions ne se font pas attendre. Le propre Ronaldo déplore ces propos et estime que "la FIFA a enfin démontré le respect qu'elle a pour moi, pour mon club et mon pays". La star portugaise pense même ne plus assister à aucun évènement de la FIFA. Plusieurs personnes au sein du Real, comme le coach Carlo Ancelotti et le directeur des affaires extérieures Emilio Butragueño, rejoignent la cause de leur joueur en soutenant que "Ronaldo incarne les valeurs du sport." Il y a également des vives réactions de mécontentement au Portugal car Cristiano Ronaldo est une icône dans son pays. 

Pour quelqu'un qui est censé représenter le football international de manière impartiale et juste, ces déclarations sont loin d'être les plus indiquées.

samedi 26 octobre 2013

Une défaite amère dans le Clasico

Les mauvaises décisions de Carlo Ancelotti et de l'arbitre ont permis au Barça de remporter la victoire 2-1 dans le Clasico de la peur. Il faut dire que les deux équipes n'arrivaient pas dans les meilleures conditions pour aborder ce choc au sommet. Le Barça gagne, mais sans convaincre et le Real se cherche encore une identité. Le constat reste le même à la suite de cette rencontre.

Les Madrilènes étaient condamnés avant même de commencer le match. La faute à qui ? Leur entraîneur. Ancelotti révolutionnait complètement le onze de base en alignant Ramos en milieu défensif et Bale en pointe. Un choix très conservateur qui permettait au Barça de jouer 60 minutes sans opposition. Cette offrande du coach italien était matérialisée par Neymar à la 19ème minute. Iniesta glissait le ballon au Brésilien qui trompait Diego Lopez en plaçant le cuir dans le petit filet opposé. L'ancien joueur de Santos a été le meilleur de son équipe. Messi est resté très discret pour sa part. Le Real se montrait peu dangereux et fort démobilisé par la composition d'Ancelotti. Seule véritable occasion de la première mi-temps pour les merengues : un centre de Ronaldo repris par Khedira dans le petit rectangle. Mais Valdes, en collaboration avec la main d'Adriano, se saisissait du ballon. L'arbitre Undiano Mallenco ne jugeait pas utile de siffler penalty. Première polémique. 

En début de seconde période, les évènements restaient les mêmes. Neymar continuait de créer du danger et le Real était inexistant. L'arbitre aurait pu siffler penalty pour une faute de Pepe sur Fabregas mais cela semblait très léger. Ensuite Diego Lopez détournait une belle frappe de Neymar. À l'heure de jeu, la physionomie de la rencontre changea complètement. Les entrées d'Illarra et de Benzema pour Ramos et Bale donnaient plus d'équilibre à l'équipe. Un vent nouveau soufflait sur le Camp Nou. Les Madrilènes dominaient la possession de balle et le Barça reculait. Ronaldo aurait pu égaliser d'une frappe sèche du gauche mais Valdes restait vigilant. Et quelques minutes plus tard, la phase litigieuse du match. Di Maria lançait en profondeur Ronaldo qui allait se présenter en face à face avec le gardien catalan mais Mascherano le poussait grossièrement dans le dos. Un penalty indiscutable que l'arbitre ne sifflait pas. Deuxième polémique. 

Benzema, qui a remplacé un Bale transparent, obtenait la meilleure occasion à la 72ème minute. Un obus de 20 mètres s'écrasait littéralement sur la barre transversale. Un manque de réussite qui poursuit l'attaquant français depuis plusieurs semaines. Le but du Barça tremblait et le stade en faisait de même. Et quand le Real traversait sa meilleure période de la rencontre, Alexis tuait tout suspense à dix minutes de la fin. Le Chilien, bien lancé par Neymar, se retrouvait en duel avec Varane et trompait magnifiquement Diego Lopez d'un subtil lob. 2-0. Un score sévère pour les hommes d'Ancelotti. Dans les arrêts de jeu, le jeune Jesé, entré à un quart d'heure de la fin, réduisait l'écart d'une frappe à l'entrée du rectangle. Résultat : le Barça gagne encore mais ne produit pas un football étincelant. Suffisant face à ce Real, qui peut nourrir des regrets dans ce Clasico. Car si le Barça s'adapte petit à petit au style Martino, Ancelotti cherche toujours le sien. 

mercredi 23 octobre 2013

Ronaldo mate la "Vieille Dame"

En ce début de saison, le Real alterne le chaud et le froid - souvent le très froid même. Mais s'il y a bien un joueur qui reste toujours aussi déterminant, c'est Cristiano Ronaldo. Que le Real joue bien ou mal, la star portugaise répond toujours présente. Ce fut encore le cas face à la Juventus de Turin au Santiago Bernabeu lors de cette troisième journée de la Ligue des Champions. Ronaldo a inscrit un doublé qui a permis à son équipe de s'imposer 2-1. Un résultat qui approche encore plus les Madrilènes de la qualification pour les huitièmes de finale de la compétition.

Le match à peine commencé et Casillas, de retour dans les filets, était déjà mis à contribution sur une belle frappe à distance de Marchisio. Les hommes d'Ancelotti répondaient du tac au tac à la 4ème minute sur une phase de jeu amorcée par Di Maria. L'international argentin dribblait deux défenseurs italiens avant de lancer en profondeur Ronaldo qui se retrouvait face à face avec Buffon. Le Portugais effaçait facilement le gardien avant de placer le ballon au fond. 0-1 et les supporters avaient eu à peine le temps de s'installer. Après le but d'ouverture, les joueurs merengues commettaient l'erreur de reculer et d'attendre l'adversaire dans leurs 30 derniers mètres. Les Turinois se procuraient alors quelques occasions et étaient récompensés à la 22ème minute. Pogba, libre de tout marquage, reprenait un centre de la tête au deuxième poteau. Casillas sortait la balle à même la ligne mais ne pouvait rien faire sur la reprise de Llorente. Le Real reprenait alors du poil de la bête et inscrivait un deuxième but sur penalty. Chiellini commettait une faute aussi inutile que grossière sur Sergio Ramos. Ronaldo se chargeait de convertir l'offrande. 

Quelques minutes après le retour des vestiaires, l'arbitre expulsait Chiellini pour un coup de coude sur Ronaldo. Carte rouge directe, sans doute exagérée. Ce n'était pas la soirée du défenseur turinois. Malgré sa supériorité numérique, le Real n'enfonçait pas le clou. Une attitude dangereuse quand on ne possède qu'un but d'avance et qu'on affronte une équipe aussi expérimentée que la Juventus. Benzema ratait l'immanquable et le public le lui reprochait en le sifflant copieusement. Bale a disputé 25 minutes mais n'a presque pas touché le cuir. Le Gallois est encore loin d'être à son meilleur niveau. Heureusement que le Real dispose dans ses rangs d'un footballeur hors norme en pleine forme, Cristiano Ronaldo. De bonne augure avant de se déplacer samedi soir au Camp Nou.

Pendant cette rencontre, il s'est produit un fait assez cocasse. Le milieu de terrain Arturo Vidal est tombé lamentablement dans le rectangle après avoir heurté la pelouse. Comble de la mauvaise foi, il a réclamé un penalty alors que le Madrilène le plus proche se trouvait à deux mètres de lui ! À en tomber à la renverse.

samedi 19 octobre 2013

Caballero évite la correction

Enfin une victoire convaincante dans la manière. Face à Malaga à domicile, le Real a livré sa meilleure rencontre de la saison. Les hommes d'Ancelotti se sont imposés 2-0 mais auraient pu infliger une véritable gifle à l'équipe andalouse si Willy Caballero, le gardien visiteur, n'était pas aussi inspiré. Di Maria et Ronaldo, les buteurs de la rencontre.

Depuis le début du match, on sentait le Real plus à l'aise, avec de meilleures intentions que lors des rencontres précédentes. En défense, presque rien à faire. Le milieu de terrain, avec Illarra en mode Xabi Alonso et Khedira en infiltreur, se montrait plus incisif et dominait facilement le ballon. Di Maria, encore très remuant, et Carvajal s'entendaient à merveille sur la droite. Enfin en attaque, Ronaldo et Morata multipliaient les tentatives. Bref toutes les lignes étaient mieux coordonnées entre elles. Les transitions de ballon étaient beaucoup plus simples et bien élaborées.

Cela se reflétait au nombre d'occasions. Les joueurs merengues déferlaient sur le but de Malaga comme une véritable tornade. Première action du match et première grosse occasion. Ronaldo décochait une frappe enroulée du droit qui s'écrasait sur la transversale. Ensuite Di Maria sur coup franc, Morata de la tête et Ronaldo à plusieurs reprises auraient pu ouvrir le score mais Willy Caballero en décidait autrement avec des arrêts parfois miraculeux. 0-0 à la mi-temps. Malaga s'en sortait bien.

Les Madrilènes étaient récompensés de leur claire domination à l'entame de la seconde période. Centre rentrant de la droite par Di Maria et le ballon entre directement dans le but sans que Ronaldo ne le touche. Cette fois-ci Caballero se faisait surprendre. Par la suite, les Madrilènes continuaient d'attaquer de faire le siège du but adverse. Marcelo, Ronaldo, Isco, Khedira et Jesé butaient tous sur un Caballero qui offrait sans doute l'une de ses meilleures prestations. C'était un véritable mur infranchissable. En fin de rencontre, l'arbitre sifflait penalty sur une faute inexistante sur Bale, monté à la 75ème minute. Le Gallois tombait tout seul dans le rectangle mais l'arbitre désignait quand même les onze mètres. Penalty converti par Ronaldo, son huitième but de la saison. Le Portugais célébrait le but de manière étonnante, il s'excusait auprès des supporters pour son manque d'efficacité pendant ce match. Les fans ne lui en tiendront sûrement pas rigueur mais ils espèrent qu'il soit plus en réussite face à la Juventus en Ligue des Champions et à Barcelone la semaine prochaine dans le grand Clasico du football espagnol.

mardi 15 octobre 2013

Florentino Perez, 10 ans de mandat

Le Florentinat a fêté ses 10 ans ce lundi 16 octobre 2013. Divisé en deux étapes, le mandat de l'actuel président madrilène ne laisse pas un souvenir impérissable. Que du contraire, les millions déboursés par Perez tout au long de ces années n'obtiennent pas les succès escomptés.

Florentino Perez arrive au Real Madrid le 17 juillet 2000. Il reprend alors une équipe primée comme meilleur club de football du 20ème siècle, mais qui se trouve à ce moment-là dans le doute. La politique du président s'articule autour de plusieurs projets : diminuer les dettes du club en transformant le centre de formation et en agrandissant le stade (10.000 sièges de plus), transférer un galactique par saison (Figo, Zidane, Ronaldo, Beckham, Owen, etc.) et moderniser le centre de formation pour en faire sortir de nouvelles promesses. L'entraîneur chargé de mener l'équipe se nomme Del Bosque. Jusqu'en 2003, le coach espagnol remporte 6 titres (2 Ligas, 1 Ligue des Champions, 1 supercoupe d'Europe, 1 coupe Intercontinentale et 1 supercoupe d'Espagne). Un bilan splendide comparé aux temps qui courent pour le Real. Malgré tous ces trophées, Florentino Perez décide de ne pas renouveler le contrat de Del Bosque. C'est le début de la fin.

Parti en février 2006 suite à l'élimination en Ligue des Champions, Florentino Perez entame son deuxième mandat en 2009 avec la même politique agressive en termes de transferts. Cristiano Ronaldo, Kaka et Benzema débarquent à Madrid en même temps que le président. Les Galactiques sont de retour. Quatre saisons plus tard, le bilan est fort mitigé voire médiocre. Un championnat et une coupe d'Espagne avec Mourinho. Avec la venue de Bale cet été, Florentino Perez a dépensé plus d'un milliard d'euros en transferts au cours de ses deux mandats. Une folie des grandeurs qui n'a pas rapporté beaucoup de titres et qui a augmenté les dettes du club, évaluées à 541 millions désormais. Le président madrilène devrait sans doute changer son fusil d'épaule.

samedi 12 octobre 2013

Bale a une hernie discale

Depuis que Gareth Bale est arrivé dans la capitale espagnole, il n'a pas disposé de beaucoup de temps de jeu. Il est blessé depuis plusieurs semaines à cause d'une contracture à la cuisse gauche. Mais ce samedi, le quotidien espagnol Marca dévoile un autre malaise au sein de la maison blanche. L'international gallois a en réalité une hernie discale. Elle a été détectée par les médecins du club le 2 septembre dernier, jour de sa présentation au Santiago Bernabeu. Comme le transfert était déjà réalisé, Florentino Perez n'en a pas tenu compte.

Mais c'est un véritable problème à présent. Cette blessure ne devrait pas l'empêcher de jouer à court terme - le retour de Bale est prévu pour le Clasico dans deux semaines - mais elle pourrait empirer par la suite et le Gallois devrait alors se faire opérer. Il y a trois saisons, Higuain a eu le même type de blessure et l'Argentin est resté 4 mois écarté des terrains. Comme si le niveau de jeu n'était pas assez préoccupant, Ancelotti et son staff ont encore du souci à se faire.

dimanche 6 octobre 2013

À défaut de football, il reste le caractère

Levante menait 2-1 face au Real Madrid avant d'entamer les arrêts de jeu et pensait donc remporter le match devant son public. Mais c'est sans compter sur la force de caractère présent dans l'ADN des joueurs merengues. Résultat : deux buts en quatre minutes permettaient aux Madrilènes de renverser la situation pour l'emporter 2-3 au Ciutat de Valencia. Une victoire miraculeuse qui se doit uniquement au courage et à un jusqu’au-boutisme exacerbé. Car encore une fois, le Real n'a pas convaincu dans le jeu. Le style Ancelotti n'arrive pas à se mettre en place. Y a-t-il seulement un style ? 

Nouvelle rencontre et nouvelle preuve du manque flagrant de jeu du Real Madrid. Les merengues ne jouent strictement à rien. Les joueurs ne semblent pas assimiler le schéma tactique d'Ancelotti. Mais le coach italien sait-il lui-même ce qu'il veut ? Quand on voit son inactivité et son impuissance sur le banc de touche, on est en droit de se poser la question. Bref, c'est le même constat depuis le début de saison : un Real pathétique et un adversaire qui joue à juste titre son va-tout. Dès le début de la rencontre, les locaux bousculaient le Real et créaient du danger dès qu'ils s'approchaient du rectangle de Diego Lopez, auteur de plusieurs arrêts providentiels. Le Real, quant à lui, se procurait quelques occasions peu franches et isolées. 0-0 à la mi-temps.

À la 57ème minute, Levante ouvrait la marque grâce à Baba, attaquant prêté par Séville. Un contre mené par Xumetra finissait dans les pieds du Sénégalais qui battait sans marquage le gardien madrilène. Ce but avait le don de réveiller quelque peu les hommes d'Ancelotti. Quatre minutes plus tard, Sergio Ramos égalisait en reprenant de volée un corner. Premier but de la saison pour l'international espagnol. Avec les entrées de Marcelo, Morata et Jesé, le Real gagnait en intensité. Il dominait et aurait mérité de mener à la marque. Mais c'est Nabil El Zhar qui donnait l'avance à son équipe à la 86ème minute. Le milieu marocain résistait à la pression de Ramos avant de se retourner et de tromper Diego Lopez pour la deuxième fois de la soirée. 

On pensait alors le Real à terre. Le match s'échappait et la Liga - déjà - aussi. Mais les joueurs de la maison blanche montraient le coeur qui bat en dessous de leur écusson. Morata rétablissait l'égalité à la 90ème minute suite à une belle action individuelle de Jesé. Et à la 94ème, Cristiano Ronaldo, comme un symbole, donnait au score son allure définitive avec une frappe qui heurtait le poteau avant de secouer les filets. Une fin de match de folie. Une occasion pour Ronaldo de montrer son corps digne d'un gladiateur romain. Tel un phénix, le Real n'est jamais mort. Il renaît toujours de ses cendres.

mercredi 2 octobre 2013

Le Real se refait une santé en Europe

Après la déconvenue contre l'Atletico en championnat, le Real voulait redorer son blason en Ligue des Champions. La mission est réussie dans les chiffres mais laisse encore à désirer dans la manière. Les Madrilènes s'imposent à domicile 4-0 avec des doublés de Cristiano Ronaldo et Di Maria. Copenhague a posé des problèmes uniquement en fin de première période. Retour dans le onze de base de Casillas, Varane et Marcelo.

Le début de match du Real n'était pas tonitruant. Les joueurs d'Ancelotti dominaient le ballon sans créer beaucoup de danger, à peine quelques centres dans la surface et des reprises de la tête hors cadre. Le verrou sautait à la 21ème minute par l'inévitable Ronaldo. Le Portugais profitait d'une sortie aérienne loupée de Wiland pour reprendre de la tête un centre de Marcelo, très actif pendant toute la rencontre. Les merengues continuaient de garder le cuir sans pouvoir doubler la mise. Au contraire, ce sont les Danois qui étaient proches d'égaliser juste avant la mi-temps. Une tête de Jorgensen à la sortie d'un corner frappait la transversale, puis Modric écartait le danger à même la ligne. La seule phase délicate à gérer pour les locaux.

En seconde période, les Madrilènes se faisaient de plus en plus pressants et parvenaient enfin à faire le break à la 65ème minute sur la plus belle action de la soirée. Une-deux entre Di Maria et Benzema, avec talonnade incluse du Français, centre de l'Argentin en coup du foulard et reprise de la tête de Superman Ronaldo. Magnifique but collectif et cinquième rose de la star portugaise en deux matches de Ligue des Champions. CR7 commence la compétition européenne sur les chapeaux de roues. Les espoirs de Copenhague étaient réduits à néant. À partir du deuxième but, les merengues enchaînaient les occasions. Le troisième but tombait des pieds de Di Maria, brouillon en première mi-temps et plus concret en seconde. L'international argentin décochait une superbe frappe enroulée de 20 mètres qui se logeait dans le petit filet. Dans les arrêts de jeu, le gaucher inscrivait lui aussi son doublé suite à une perte de balle de la défense danoise. De son côté, Casillas démontrait encore tout son talent en effectuant trois arrêts de grande classe au cours de la dernière minute du match.

Cette plantureuse victoire permet d'effacer quelque peu les mauvaises prestations en championnat mais elle ne dissipe pas pour autant tous les doutes. En attendant, ce sont des succès comme ceux-ci qui permettent d'affronter l'avenir avec plus de sérénité. 

dimanche 29 septembre 2013

Leçon historique de l'Atletico

14 ans que l'Atletico de Madrid attendait une victoire en Liga face à son grand voisin du Real. C'est désormais chose faite. Les hommes de Simeone s'imposent 0-1 au Santiago Bernabeu dans un derby qu'ils ont dominé du début à la fin. Un résultat qui aurait pu être plus ample. Encore une fois, l'équipe d'Ancelotti a montré toutes ses limites. Face à une super équipe de l'Atletico, cela ne passe pas. Même Cristiano Ronaldo n'a rien pu faire.

Les deux équipes de Madrid s'affrontaient ce samedi dans un des derbys les plus équilibrés des dernières années. Du moins pensait-on car c'était loin d'être le cas. L'Atletico, avec un magnifique Koke en chef d'orchestre, a été très supérieur à son rival de toujours. Les hommes de Simeone ont donné une véritable leçon tactique, d'intensité et de collectivité aux joueurs merengues. Une leçon qui doit surtout faire mal à Ancelotti, dominé sur tous les points par le coach argentin de l'Atletico. D'ailleurs, on a pu entendre les premiers coups de sifflet en fin de match à l'adresse de l'entraîneur italien. Cela sent déjà le roussi pour lui. 

Le but des visiteurs tombait après 10 minutes de jeu à peine. Filipe Luis récupérait le ballon dans les pieds de Di Maria, passait le ballon à Koke qui lançait intelligemment en profondeur Diego Costa. L'hispano-brésilien ne tremblait pas en face à face avec le gardien et ouvrait le score calmement du plat du pied. 0-1 et cela semblait déjà terminé. Car le Real se montrait si inoffensif face à un bloc très bien organisé de l'Atletico. Au contraire, ce sont les joueurs colchoneros qui auraient pu alourdir le score. Tiago de la tête, Diego Costa seul face à Diego Lopez et Koke sur un tir qui léchait la barre, ont eu l'occasion de doubler voire de tripler la marque. Du côté du Real, rien à signaler avant la 84ème minute. C'est la seule action relativement combinée de la rencontre. Centre de Khedira de la droite et superbe ciseau de Morata, entré au jeu quelques minutes auparavant. La tentative du jeune attaquant espagnol était détournée par Courtois, irréprochable comme à son habitude. 

Avec cette victoire, l'Atletico montre au reste des équipes qu'il aspire à tout cette saison et notamment au titre de Liga. Un championnat espagnol, considéré comme une compétition entre le Real et le Barça, qui voit comment l'hégémonie du football espagnol est bousculé. De son côté, le Real continue avec ses doutes et ses lacunes flagrantes. Ancelotti a beaucoup de pain sur la planche.

jeudi 26 septembre 2013

Scandaleusement mauvais

Ce n'était pas mauvais. C'était très mauvais. Et même pire. Le Real s'impose 1-2 face au promu Elche, mais les Madrilènes ont livré l'une des plus horribles rencontres des dernières saisons. On pensait que le niveau de jeu s'améliorerait au fil des matchs, mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a régressé à un tel niveau de faiblesse et de pauvreté qu'il en devient scandaleux pour une équipe comme le Real Madrid. Au final, l'arbitre Muñiz Fernandez est venu en aide aux hommes d'Ancelotti en sifflant un penalty inexistant à la 96ème minute. Trois points volés à une équipe d'Elche qui ne méritait pas cela. Merci Cristiano, auteur d'un doublé, et merci l'arbitre.

Ni Cristiano, ni Isco, ni Benzema, le protagoniste du match s'appelle Muñiz Fernandez, l'arbitre de la rencontre. Cet homme de 43 ans, à la chevelure plaquée et né à Bruxelles, a permis aux merengues de venir à bout d'Elche dans les dernières secondes. Car depuis le début du match, le Real ne trouvait pas la solution, ni individuelle et encore moins collective. On ne comprend pas le style Ancelotti. Cette équipe n'a pas d'âme, pas de fond de jeu, elle est tout simplement incompréhensible. Très peu créative en attaque et totalement confuse en défense, cette équipe madrilène court droit à la dérive. On a pu le constater dans toute sa splendeur face au petit poucet de la Liga ce mercredi. 

Les locaux se montraient dangereux dès qu'ils approchaient le rectangle de Diego Lopez, encore une fois providentiel à plusieurs reprises. Le grand gardien galicien démontre match après match qu'il remplace magnifiquement Casillas. Les joueurs d'Elche étaient bien placés sur le terrain et mettaient en évidence toutes les carences des Madrilènes. Seul Ronaldo, encore une fois le meilleur avec Diego Lopez, tentait de déséquilibrer la défense adverse. Autre fait marquant de la première période : Sergio Ramos commettait une faute à la demi-heure de jeu qui méritait une deuxième jaune, et donc l'exclusion. Mais l'arbitre en décidait autrement. Première erreur et première faveur.

En seconde mi-temps, même constat. Un jeu nonchalant et très stérile du Real et des joueurs locaux qui faisaient plus que se défendre. Mais les Madrilènes possèdent une arme de destruction massive. Son nom : Cristiano Ronaldo. Encore une fois, l'international portugais permettait à son équipe d'ouvrir la marque sur un coup-franc à la 50ème minute. Double erreur sur ce but.  Le mur s'ouvrait lamentablement et le gardien manquait de fermeté dans son intervention. La star merengue n'en demandait pas tant. Mais l'ouverture du score ne permettait pas au Real d'y voir plus clair. Le niveau de jeu restait abominable et Ancelotti se montrait très conservateur. Le coach italien remplaçait Isco et Modric pour Illarra et Carvajal. Ce dernier jouant sur la droite devant Arbeloa. Les deux latéraux se trouaient sur le but de l'égalisation. Long ballon du gardien, déviation de la tête pour Albacar, qui prenait de vitesse Arbeloa et Carvajal, et centre pour Boakye qui fusillait de la tête Diego Lopez. 1-1 à la 91ème minute. Les joueurs et les supporters d'Elche pensaient obtenir un point et créer l'exploit face au Real. C'était sans compter sur l'arbitre. Penalty à la 96ème sur Pepe alors que c'est le défenseur portugais qui commet la faute sur Carlos Sanchez. Ronaldo se chargeait de convertir l'assist de Muñiz Fernandez.